Lundi 25 février
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16:06
Je déambule, le long des rues sans but précis, portée par mes pas et la pente de la route. Seuls s’accrochent à mon vague sourire les regards
tantôt légers, tantôt inquisiteurs qui cherchent à déceler un signe de ma part, une petite aspérité sur laquelle ils pourraient s'agripper à une particule d’espoir. Insérer le bout d’un
ongle d'un début de rêve à deux et retenir cet être songeur perché là haut sur ses deux pointes d’escarpins, d’où émanent les fortes phéromones sucrées qui les fascinent autant que le galbe
parfait de mes longs mollets bronzés.
Je vois sans les regarder, leur laissant juste la fugace lueur d’un reflet sur mes yeux et la légère fragrance de mon parfum pain d'épice,
leurs esprits gourmands tendus comme des têtes de gargouilles, aspirant à combler leur vide par le plaisir qu’ils ressentent à ma simple apparition dans le cercle de leurs pauvres sens sevrés depuis trop longtemps.
Est-ce mon port de tête, mes cheveux dorés dans le vent, serrés dans un anneau. Ou plutôt la
coupe de ma jupe taillée au ras de la pointe de mon string, que les même les caniches suivent des yeux à mon passage, tirant sur leur laisse langue pendante. Sans cesse je sens les hommes me
fixer, quelques femmes aussi ont un regard complice, mais si la plupart tordent le nez et font la grimace, cela rend toujours plus sensuels mes geste et ma démarche. Des rougeurs sur un visage où
mes yeux ont trébuchés, une bouche qui s’ouvre et qui se fige dans le vent de mon pas, qui jamais ne s’arrête et qui danse sur les pavés, toujours
plus loin…
Par Charlotte
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Vendredi 22 février
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18:14
Voilà des mois que j’ai quitté mon train-train quotidien pour explorer la jungle de l’empire des sens.
Violée consentante, aimée, adulée et adorée, j’ai passé une longue période d’actions et de
soumissions de dominations et de partages. Il me fallait étancher ma soif impérieuse de découvertes et d’expériences nouvelles. Je profite d’une redescente vers un calme relatif pour écrire ce
petit mot de rappel : je suis toujours là ! Personne ne semble vraiment s’intéresser à mes histoires puisque personne n’est passé me laisser un petit message réconfortant, j’en suis
triste…
Tant pis je vais repartir vers l’action au diable l’introspection nous verrons cela quand je serai lassée de mes folies….
Par Charlotte
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Samedi 14 avril
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15:33
Elles sont belles mes jambes! Je le sais ! Quand je vois leurs yeux braqués sur mon cul,
suivre mon déhanché et se lever avec fébrilité, me suivre au hammam, chercher à accrocher l'obole d'un regard. Moi innocente brebis, inconscientes de ces lubriques avides de toucher. J'entre dans
ma cabine ils courent se changer pour attendre ma sortie! Ils sont, tournant en rond se recoiffant longuement, se rechaussant pour la troisième fois, recherchant désespérément sur leur portable
éteint, un signe du destin! Et quand tout près, de venir m'accoster, je me tourne sans voir, indifférente, je secoue mes cheveux dorés sous le séchoir, ils ne savent plus comment occuper leur
espoir. Ils attendent c'est sur de me voir répondre enfin à leurs immondes faims. Je dois venir à eux. Une bribe d'attention, par pitié! Je ne vois pas leurs sourires qui se tendent vers moi, ni
la bosse gonflant l'entrejambe cambré, je les laisses pantois la bouche moitié fermée, le rouge du désir sur leur front imprimé. Mais ils en sont sûr tout à l'heure en passant les yeux au fond
des yeux je les avais fixés! Ils y croyaient vraiment, mon cul à eux seul leur était accordé, Il suffisait d'attendre pour venir caresser mes longues jambes, aux douces formes galbées. Mais mon
âge canonique à du faire son effet, j'ai oublié leur torses si vite retombé, leurs épaules velues, leur ventres pommelés. Et je pars indifférente, les cuisses onctueuses du plaisir que cette
frustration que je leur ai infligée provoque dans mon ventre salauds et obsédés, bandez, bandez à deux mains vous branlerez!
Par Charlotte
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Vendredi 30 mars
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07:00
Ho, cette douceur qui irradie du centre de mon corps !
Cette douleur qui mortifie mes hanches entre ses mains. ses ongles qui me déchirent me rende
folle de désir.
Son va et vient métronomique, ses frissons qui me traversent transmis par le barre en fusion
qui me pilonne jusqu’au tréfonds.
Le traître va m’arracher le bout de mon tétin, je crie la jouissance qui bloque la douleur
dans ma gorge. Je vibre, nerveusement autour de son axe. Désarticulée comme une poule décapitée, mes spasmes, aspirent sa semence qu’il me refuse
dans sa transe, il veut encore plus de sexe, plus de sueur, plus de fureur. C’est encore trop tôt ! Il attend que je finisse de déborder tout mon plaisir par tous mes pores. Il me maitrise
par les cheveux, qu’entre ses poings il tient serrés. Mon corps de plaisir se vide en lui à travers la lance qui me traverse. Et puis soudain, quand
les flots tumultueux de mon coït sont sur le point de s’apaiser, d’un terrible coup de rein, il m’emporte de nouveau tout en grognant des obscénités qui me transpercent le cerveau. Je suis sa
pute, son vide-couilles, la plus salope des salopes. Une claque sur mon cul ! Une chaleur qui m’envahie, une douleur qui m’a soumise. Il est
fringant entre mes cuisses qu’il écarte largement, il me secoue sans ménagement, je suis un morceau de viande qu’il malaxe dans un clapot de mes humeurs. J’entends ses dents qui grincent, il
éructe ses insultes et joui dans mes entrailles. Ses fesses tremblent à leur tour. Il se retire, me désempare. Mais il revient et d’un seul coup il me pénètre par l’autre trou, qui s’écarte sans
un à-coup, pour le laisser encore par là me démolir dans un plaisir renouvelé. Et son sperme à ma mouille mêlée emporte le reste de ma conscience sur les ailes de l’ange ou du démon qui me tenaille de ses serres plantées dans la peau de ma taille. Je clignote mes plaisirs comme un néon prêt à s’éteindre. Chaque geste de ses
hanches entraine ma croupe qui s’emmanche.
Putin, Quel pied !
Une larme, doucement coule sur mon visage : je l’aime ce salaud !
Par Charlotte
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Mercredi 15 février
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19:24
Je suis seule! que vais-je pouvoir inventer pour profiter pleinement de toutes ces heures qui s'ouvrent devant moi ,
offerte à tous les types de fantasmes pleins de vie et malseines perversions qui mouillent peu à peu la douce culotte de soie noire que j'ai mise tout exprès. Comme si un étranger devait
venir et se pencher pour que je puisse dévoiler le galbe parfait de mon jarret, le doux bombé de ma cuisse ferme et la motte humide qui pousse ses lèvres fievreuses contre la fine texture du
tissus noble et brillant.
Par Charlotte
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