Le blog de lapetitecharlotte.erog.fr



Mes draps sont un désert un champ abandonné, je frotte son
odeur pour retenir mes pleurs,



Je lève mes yeux humides 
vers la lampe à mon chevet, et j’aperçois la feuille qu’il y a posée.



Il m’a laissée un mot, une lame de chaleur remonte ma
colonne.



Je tends la main et lis ces signes qui me touchent :
vingt heures manteau talons  parking
sixième niveau  signé T.



Quelques pattes de mouches qui  rougeoient  dans mon ventre un jet de stupre sourd de fond
de mes entrailles. Il veut me voir ce soir ! Mes doigts tremblent déjà et
d’une main je presse un sein endolori et de l’autre je pince mes lèvres humides
qui enflent à l’appel  péremptoire.



La journée va sans doute être une longue marche vers l’instant
de la folie qu’il va me faire vivre.


   

D’abord une longue douche pour calmer mes frissons, quelque tartine
 et un demi-citron. Je règle à la hâte les
gestes quotidiens.   Après  ma
longue course sous les yeux qui badent mes  jambes fuselées qui   devant
eux gambadent et qu’ils voudraient toucher leurs bouches restent ouvertes les
yeux comme des serres qui voudraient m’attraper.

   

Je reviens dans mon antre sans jamais décrocher de ces pensées
lubriques qu’il à fait exploser et qui sans cesse tournent  dans mon cerveau  brulant. De tout il est capable et je suis prête à tout.



Mar 15 mar 2011 Aucun commentaire